Soderling, terre à terre

28Mai10

Aux yeux du monde de la petite balle jaune, Robin Soderling est né le 31 mai 2009. Ce jour-là, le grand suédois (1m93) étrille Raphaël Nadal, le maître incontesté des lieux, en huitièmes de finale de Roland Garros (6-2/6-7/6-4/7-6). Avant d’atteindre la finale du tournoi et d’être défait par un Roger Federer en état de grâce. Cette année encore, la terre ocre du tournoi parisien lui réussit. Facile vainqueur de Lecouderc puis de Bent, il retrouvera l’espagnol Albert Montanes au 3ème tour. Pourtant, son parcours n’a rien d’un conte de fée.

Passé pro en 2001, il n’arrive pas à faire son trou les deux premières saisons. Mais le jeune homme persévère. Et est récompensé. Si nul n’est prophète en son pays, c’est bien sur ses terres à Stockholm qu’il décroche son premier titre en 2003. Auteur d’une bonne saison, il décolle au classement et atterrit à la 60ème place. L’année suivante, c’est au tour de la france du tennis de découvrir Soderling. Un titre à Lyon puis une finale à Marseille avec, à la clé, une 34ème place mondiale. Il n’en faut pas plus pour que la presse s’enflamme. Elle voit dans ce grand échalas un futur top 10 mondial. Mais le suédois, d’un naturel timide, assume difficilement son nouveau statut. Et 2005, malgré un titre à Miami, est une saison blanche. Il revient pourtant en force, un an plus tard, et commence du même coup, à se faire une réputation sur le circuit. Peu glorieuse. Froid, hautain et limite asocial. Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le comportement du suédois. Il n’est guère apprécié de ses adversaires. Mais lui s’en moque. « Si certains ne m’aiment pas, je n’y peux rien. Je suis là pour jouer au tennis, non pour me faire des amis. » Il préfère se « concentrer sur (son) jeu. » Et ça paye. En 2008, sa carrière prend un tournant. Il remporte une nouvelle fois le titre à Lyon et agrémente sa saison de 3 finales. Il se retrouve au 17ème rang au classement l’ATP. Mais le natif de Tibro (suède) ne parvient pas à percer dans les tournois du Grand Chelem. Avec pour meilleur performance, un troisième tour atteint à l’US Open. Mais le problème à une solution. Il est résolu en 2009, à Roland Garros, avec une finale, comme l’avait fait son entraîneur Magnus Norman neuf ans auparavant. Ce résultat en appelle d’autres et Robin signe un huitième de finale à Wimbledon puis un quart à l’US Open. Mais il n’en a pas fini avec ses vieux travers. Fin avril, alors qu’il est malmené par Nadal à Rome, il ne peut empêcher sa mauvaise foi de remonter à la surface. Sur un point contestable, il tente de tromper l’arbitre en indiquant une marque un mètre à côté de la véritable trace. Mais une fois ces vieux démons balayés, Soderling peut sereinement penser à rééditer sa performance de l’année passée.

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