Grand Chelem 2010 : psychological Hundred Years’ War with robots

22Mar10

Il va déjà falloir plier bagages. Se séparer de ceux avec qui, 8 semaines durant on a partagé larmes et rires, déceptions et joies… 2 mois parachevés hier dans une effusion bonheur. De la plus belle des manières. Grand Chelem à la clé. Mais ce n’était pas une partie gagnée d’avance. Au moment du coup d’envoi, les Bleus étaient assurés de remporter l’édition 2010 du Tournoi (l’Irlande, seule nation à pouvoir prétendre au titre avait été défaite (20-23) par l’Écosse dans l’après midi).

Du relâchement ? On était en droit de le penser alors que Ben Foden , à la conclusion d’un superbe mouvement, donnait l’avantage aux anglais. 7 minutes seulement s’étaient écoulées. Mais le doute n’avait pas le temps de se faire une place que le coq, avide de dévorer du « rose-beef », reprenait l’emprise du match grâce aux coups de pattes d’un de l’un de ces jeunes pouss(in)es, Morgan Parra.
Menés 12-7, les Anglais firent appel à une divinité bien de chez eux. La pluie fit, en effet, une apparition remarquée, noyant ainsi le jeu. Laissant place à un incessant ballet de rucks, mauls et autres pick-and-go. Pas de chance pour les anglais, cette danse-là, les Bleus la connaissait par cœur. Si bien même qu’elle s’était transformée en arme de destruction massive depuis le début du tournoi. Toujours pas résignés, les joueurs de Sa majesté demandèrent renfort à un autre homme de là-haut, Jonny « The God ». Wilkinson, pas toujours tranchant, sût, néanmoins, remettre la pression sur les Français (12-10, 67ème) Les dix dernières minutes, la France les contrôla à grand renfort de « courage, de pragmatisme » dixit Lièvremont. De coup d’épaules aussi. « Captain » Dusautoir, spécialiste de la discipline, pouvait être fier de ses hommes : « On a bien réagi. On ne leur a pas laissé le temps de s’installer ». Les Bleus, eux, espèrent s’ installer au pinacle du rugby européen. 3 ans après avoir goûté au sacre pour la dernière fois. 9ème Grand Chelem en poche pour les Bleus, c’était loin de l’être (dans la poche) au début de l’ère Lièvremont. Mais aujourd’hui le sélectionneur a de quoi être heureux, poussant même la métaphore : « C’est ujn beau bébé. Un Grand Chelem dans la douleur. Il faut avoir le triomphe modeste, mais on est très heureux et fiers des joueurs, de leur comportement… Du côté des frères ennemis anglais, à l’origine des théories du fair-play, le respect était cinglant. Lewis Moody, capitaine du XV de la rose, rendait « hommage à la France qui a été la plus régulière du Tournoi et mérite son titre ».
Un résumé parfait de ces deux mois à jamais gravés dans les mémoires.

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